Fév 242015
 

Analyse Institutionnelle ISRIL’analyse institutionnelle
(une explication rapide et claire)

L’analyse institutionnelle consiste à mettre à jour les rapports de pouvoir qui s’exercent de manière sous-jacente et implicite sous l’apparente évidence.

Les missions de l’analyse institutionnelle visent, en outre, à faire émerger les non-dits grâce à l’analyse des rapports qui caractérisent les trois moments du fonctionnement de l’institution : l’institué, l’instituant et l’institutionnalisation.

Lorsqu’il est fait allusion à l’institué, il s’agit de l’organisation déjà existante dans l’institution. Par exemple : le règlement intérieur, le code du travail ou le planning des horaires.
L’instituant peut être présent au sein d’une institution sous deux formes : la contestation qui va à l’encontre de l’institué (c’est le type d’instituant le plus courant) et le développement qui va « affiner », « améliorer », « ré-organiser » l’institué. Il s’agit, par exemple, d’une revendication syndicale ou de la demande de création d’une crèche d’entreprise.
Quant à l’institutionnalisation, elle consiste en un processus volontairement organisé permettant « d’intégrer » , de « normaliser » l’instituant pour en faire la « norme », la « règle », un institué dans l’institution. Autrement dit, instituer l’instituant.
Vous pouvez lire aussi « La petite histoire de l’Analyse Institutionnelle » en suivant ce lien.
Dans la pratique, l’analyse institutionnelle est sous-jacente d’interventions diverses.
Par exemple, voici ci-après deux interventions incluant une analyse institutionnelle.
Prestation - Développement social (ISRI) PASTILLE voir un exemple ISRI

Pilotage de la croissance

Qui dit pilotage de la croissance, dit changements et incertitudes ; et le moins qu’on puisse dire c’est que croître et changer dans l’incertitude ne s’effectuent pas aisément. En terme éthique, le cabinet ISRI accompagne le pilotage de la croissance d’une organisation à la condition sine qua non d’une volonté sincère et véritable d’associer tout le personnel.
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Prestation - Analyse institutionnelle (ISRI) - Diagnostic DGS
PASTILLE voir un exemple ISRI
Diagnostic de la Direction Générale des Services

ISRI propose dans cet exemple d’intervention une analyse de la Direction Générale des Services d’une municipalité à partir des modèles existants : gouvernance en place, ressources et compétences appliquées, environnement externe installé, organisation instaurée.
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Fév 272013
 

Massage - article mal de dos ISRIMal de dos et mal-être au travail, quels remèdes ?

Les études épidémiologiques montrent qu’environ 70 % à 80 % des français sont, un jour dans leur vie, confrontés au mal de dos.

L’INPES (Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé) estime que le mal de dos est la deuxième cause de consultation chez le médecin généraliste et la première cause d’invalidité avant 45 ans. Autant dire qu’après avoir été le mal du XXème siècle, cette pathologie ne risque pas de quitter sa triste première place au XXIème !

Le stress accentue encore les ressentis physiques, mal de tête, mal de dos, troubles du sommeil…

Pour éviter que ce mal ne prenne trop d’ampleur et pour éviter les arrêts de travail qui coûtent cher à l’entreprise, FORMER les dirigeants et les collaborateurs à la gestion du stress paraît primordial, voire inéluctable.

Souesme Sarah - Massage (isri france)De plus, accompagner ces mesures de formation par l’intervention de professionnels visant à réduire le STRESS et la FATIGUE contribue à terme à rééquilibrer le climat social de l’entreprise et à prévenir efficacement la fatigue et le mal de dos.

Dans cette optique, le massage en entreprise, comme il est pratiqué par ISRI, c’est-à-dire assis et en gardant ses vêtements, trouve toute sa place ; un massage régulier contribue au renforcement physique et psychique de chacun. Il induit en regain d’ardeur, un profond sentiment de bien-être, un stress diminué, des tensions soulagées.

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Fév 212012
 

Image libre de Marcolm chez FreeDigitalPhotos.netASSERTIVITE
ou l’affirmation de soi
 :

Vous avez souvent l’impression de ne pas réussir à faire admettre votre point de vue ? Vous êtes désemparé lorsqu’il s’agit de faire valoir vos idées ?  Vous ne savez pas comment mettre fin à un conflit ? Les outils et méthodes de l’assertivité sont pour vous. Vous serez dès lors à même de tirer le meilleur parti de votre univers professionnel et personnel, et des opportunités qui s’offrent à vous.

Assertivité ou l’affirmation de soi

S’affirmer, soutenir, prétendre, défendre ses droits, oser donner son opinion (sans agressivité), rendre son avis sur une question importante, être en mesure de faire face à une situation conflictuelle grâce à la communication (…) Tels sont les principaux éléments de l’assertivité ou affirmation de soi.

Prod'Homme Gilles - S'affirmer sans s'imposer (ISRI)L’assertivité ou l’affirmation de soi rend l’individu capable d’affirmer sa personnalité et ses choix face à des interlocuteurs pas toujours animés des meilleures intentions ! Elle est à la fois une méthode d’épanouissement de soi, de gestion de la communication interpersonnelle et de résolution des conflits entre individus, voire entre groupes d’individus.

L’assertivité, par l’ampleur de ses techniques qui empruntent aux méthodes cognitivo-comportementales (TCC) comme aux techniques désormais bien établies de la communication interpersonnelle, connaît un succès croissant au sein des organisations (entreprises, associations…). Elle constitue un puissant effet de levier simultanément dans le développement personnel (DP) et le développement professionnel des individus comme des groupes d’individus.

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Fév 212012
 

Accompagnement social et professionnel - Analyse des Pratiques Professionnelles ISRI FRANCE - AccompagnementL’ACCOMPAGNEMENT
SOCIAL ET PROFESSIONNEL :
S’ADAPTER AU CHANGEMENT PERMANENT

 

L’accompagnement social et professionnel doit être centré sur une relation particulièrement étroite avec la personne, individuellement, l’équipe mise en œuvre ou la personne en œuvre dans l’équipe. Les actions alors menées doivent viser le développement personnel des bénéficiaires (cogitation, compréhension, conscientisation) pour une meilleure efficacité professionnelle, à savoir : déployer les aptitudes et les talents, développer les compétences sociales – notamment celle des relations interpersonnelles – s’adapter au changement permanent, prendre des décisions, résoudre des difficultés… et d’une manière générale : maintenir, améliorer ou développer les compétences. Voici quelques précisions sur certains accompagnements les plus courants.

 

Le coaching individuel ou d'équipe

Accompagnement social et professionnel - Coaching ISRI FRANCELe coaching individuel ou d’équipe

Appelé aussi ‘guidance’ ou ‘pilotage’, le coaching permet de réaliser un accompagnement professionnel ou personnel.

Le but étant de faire progresser le coaché en toute autonomie, ISRI utilise des techniques de la psychologie telles que la Programmation Neuro-Linguistique (PNL), l’Analyse Transactionnelle ou les tâches systémiques, et des techniques de philosophie comme la maïeutique. 
Il existe également des coachings de groupes ou d’équipes.

Accompagnement social et professionnel - Coaching (ISRI FRANCE) PASTILLE voir un exemple ISRI  

Coaching Individuel/Personnalisé
Voici ci-contre un exemple de coaching de soutien et d’arbitrage mené par ISRI. Il visait, pour un responsable, à surmonter une difficulté (blocage), à aider à prendre une décision importante et à réussir à s’affirmer dans sa fonction, et plus généralement, dans son leadership.
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L'Analyse des Pratiques Professionnelles

L’Analyse des Pratiques Professionnelles (APP) Accompagnement social et professionnel - Analyse des pratiques professionnelles ISRI FRANCE

L’analyse des pratiques professionnelles (APP) vise à développer la réflexion et à distancier le professionnel de ses expériences professionnelles vécues comme ‘douloureuses’.

Il est possible d’utiliser deux méthodes : la méthode de psychologie clinique (dite méthode classique), et la méthode de psychosociologie clinique (groupes supérieurs à 10 personnes).

Il est quelquefois avantageux de prévoir une supervision d’équipe après une analyse des pratiques professionnelles.

Accompagnement social et professionnel - analyse des pratiques professionnelles travail social ISRI PASTILLE voir un exemple ISRI
Analyse des Pratiques Professionnelles
(organisme social)

Ici, vous verrez que la manière d’appréhender l’Analyse des Pratiques Professionnelle par ISRI inclut un fort engagement auprès du client dont le domaine d’activité nous est familier ; sinon, nous effectuons toujours une étude gratuite puis une compréhension préalable. Cette étude et cette compréhension sont toujours validées par le Commanditaire avant la mise en œuvre de la prestation.
  PDF image ISRI8 pages

La Supervision


La Supervision

Accompagnement social et professionnel - Supervision ISRI FRANCELa supervision vise l’amélioration consciente de ses pratiques professionnelles par la réflexion avec l’aide d’un professionnel expérimenté (généralement un psychologue). Elle interroge les valeurs, les émotions et les processus de pensée, en même temps qu’elle clarifie les relations communicationnelles, les objectifs du supervisé et leurs priorités.

La supervision permet, en conséquence, de favoriser une démarche de « mise à distance » de situations complexes, de favoriser la capacité d’analyse et de synthèse, d’acquérir une plus grande réactivité et créativité (initiatives) ainsi qu’une meilleure adaptabilité aux responsabilités.

De ce fait, les objectifs sont multiples. Par exemple, il peut s’agir de se familiariser avec les contraintes et les exigences de ses pratiques professionnelles, ou bien, acquérir des habiletés particulières face à une nouvelle problématique, ou encore, identifier des difficultés spécifiques nécessitant un approfondissement de ses compétences non techniques.

A la différence de l’Analyse des Pratiques Professionnelles, les difficultés ou les questionnements professionnels sont mis en liens avec l’histoire personnelle. C’est pour cette raison que la supervision est préférentiellement individuelle.

Néanmoins, il est possible de faire des supervisions d’équipe à la condition incontournable que les participants soient en totale confiance les uns par rapport aux autres, chacun étant amené à exposer des fragments de sa vie personnelle aux autres.

Les thérapies de groupe

Les thérapies de groupe

Les groupes d’expression

Accompagnement social et professionnel - Groupe d'expression ISRI FRANCELes groupes d’expression (ou ateliers d’expression) sont des moments privilégiés pour solliciter ses émotions, les libérer afin que celles qui sont interdites ou trop envahissantes soient transformées par le langage du corps.

Différents moyens combinés peuvent être utilisés : écriture, lecture,  respiration, peinture, etc. selon les cas ou les demandes.
Certains professionnels proposent des techniques d’expression issues du théâtre, que vous soyez artistiquement doué ou pas.

L’objectif est de retrouver un équilibre, une juste tension afin que les émotions deviennent des alliées dans sa pratique professionnelle.

Les groupes de paroles « Souffrance Au Travail »

Accompagnement social et professionnel - Groupe de parole - Oasis ISRI FRANCELe but des ‘groupes de paroles’ est de rompre l’isolement. Qui n’a pas ressenti de grands moment de solitude, d’impuissance, de doute ou d’épuisement (burn-out) face à des situations de conflits, de harcèlement, de ‘mise au placard’, de dévalorisation ou de dénigrement ?

Parler (et écouter) au sein d’un groupe sans distinction hiérarchique permet de prendre conscience que nous ne sommes pas seuls, d’autres ont le même sentiment d’isolement : le groupe renvoie ainsi un écho quasi immédiat grâce aux points communs. Cette identification autorise l’enclenchement d’un processus inverse de (re)construction jusque-là totalement inhibé.

Le ‘groupe de paroles’ apporte aussi un soutien (différent de celui que l’on cherche auprès de son entourage) par des pistes à exploiter, l’expérience des autres, des conseils, des mises en relations, etc.

Enfin, le ‘groupe de paroles’ est un lieu où son histoire peut être répétée, retournée, confrontée, détaillée, où un point particulier peut être mis en exergue, etc. face à des participants qui vous comprennent d’autant mieux qu’ils vivent une situation similaire.

En conséquence, le salarié pourra viser la satisfaction d’avoir pu exprimer sa situation émotionnelle vécue, d’avoir été écouté, cru, reconnu et surtout, de ne pas avoir été jugé.

Les ‘groupes de paroles’, anonymes par principe (à l’identique des ‘Alcooliques Anonymes’), sont ouverts à tous les salariés. Ils peuvent être organisés en intra ou en inter, par corps de métier ou par type de souffrance.

En outre, il est possible d’instaurer un coaching personnel ou une psychothérapie individuelle, le cas échéant.

Les thérapies individuelles

Les thérapies individuelles

Les thérapies brèves

Issues du courant systémique, les thérapies brèves.

(en construction)

La psychothérapie (enfants, adolescents et adultes)

Accompagnement social et professionnel - Psychothérapie - Pissenlit ISRI FRANCE« Je vois un psy ! »
La démarche est désormais courante et ne prête plus à erreur d’interprétation.

Quand voit-on un psy ? Pourquoi voit-on un psy ?
Des entretiens de soutien aux entretiens thérapeutiques, la psychothérapie est un ‘espace’ psychique où le sujet aborde ce qui le freine et/ou le dérange dans sa vie privée et/ou professionnelle.

Dans les entretiens de soutien, le psychologue accompagne les difficultés rencontrées dans la réalité quotidienne par le sujet pour en permettre une élaboration.

Les entretiens thérapeutiques, quant à eux, s’appuient davantage sur l’interrelation-interaction sujet-thérapeute en tant que ce dernier prend la place d’un tiers (un membre de la famille, un supérieur hiérarchique, un collègue de travail…) afin de rejouer des situations relationnelles et de reconstruire un récit, une histoire plus ancienne (de l’adolescence, de l’enfance…) ; c’est ce qu’on appelle la ‘relation transférentielle’.

La démarche d’engager une psychothérapie est volontaire, individuelle et personnelle. Ainsi, contrairement à un coaching ou à une supervision professionnelle, chacun est libre d’aborder ses problématiques sous l’angle qu’il désire en liant ou dissociant ce qui relève du privé et ce qui relève du professionnel.

Toutes les techniques que les psychologues ISRI utilisent visent à objectiver les émotions qui débordent, les peurs qui parasitent, les relations conflictuelles qui inhibent, etc.

Cette objectivation consistant à élaborer une autre représentation de ses freins, émotions, relations, tout en transformant les affects associés, est le ‘processus d’élaboration’.

En conséquence, le sujet conscientise davantage sa place, son rôle et sa responsabilité d’AUTEUR dans ce qu’il joue en tant qu’ACTEUR pour lui et dans sa relation aux autres.

Le support privilégié des psychothérapies pour les adultes est la parole (la ‘mise en mots’, la verbalisation).

Avec l’enfant, il davantage proposé des supports de médiation tels que le dessin, la pâte à modeler, les contes ou tout autre jeu permettant de soutenir une expression.

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Jan 302012
 

Une nouvelle approche de la pédagogie : l’animatique (2me partie)

Chronique publiée le 30.01.2012 sur Le Journal du Net

Après avoir présenté dans une précédente chronique l’animatique dans sa définition et sa mise en pratique, il convient d’aborder ses différents aspects d’un point de vue technique.

Dans une précédente chronique du Journal du Net, je présentais l’animatique en tant qu’elle permettait de vivre, d’analyser et de conscientiser les apprentissages, et d’appréhender, en filigrane, une démarche cognitive d’apprentissage à l’apprentissage. L’animatique est donc, à la fois, pédagogique et psychagogique ; ou plutôt, « PSYCHO-PHILAGOGIQUE » (pardon pour le néologisme).

  •  S’agissant de l’aspect pédagogique, « l’éducation par le faire et l’expérience » se substitue à l’enseignement magistral. Ainsi, la COGITATION prédomine.
  • S’agissant de l’aspect psychagogique, elle se situe à deux niveaux intrinsèquement liés : celui du participant et celui du groupe.

Pour rappel, la psychagogie a pour objet d’établir un Moi fort (donc, responsabilisé), adaptable (donc, non déterminé), créatif (donc, force de proposition) et à amener chacun à une autonomie socialisée (donc, participante), voire socialisante (donc, ouverte et tolérante).

En conséquence, le premier niveau de l’aspect psychagogique de l’animatique, celui du participant, vise à instaurer une COMPRÉHENSION de ses attitudes et comportements, à se rendre adaptable et créatif face aux situations ; et à s’autonomiser pour les traiter.

Le groupe (second niveau), quant à lui, est considéré comme « lieu » et « instrument » du premier niveau : chacun est naturellement conduit à CONSCIENTISER des situations présentées, à s’exprimer parfois de façon critique, à subir des « secousses » en retour, grâce au groupe.

En conséquence, il sera très difficile pour l’apprenant de rester dans la dissimulation, de se retrancher derrière un masque, une façade.

Plusieurs courants ont insisté sur ce point, et particulièrement la psychologie sociale du développement (Mugny, 1991), l’approche inter-actionniste (Abric, 1996), et les pédagogies de groupe (Meirieu, 1987).

  •  S’agissant de l’aspect psycho-philagogique, contrairement à la plupart des pédagogies existantes, il surimpose à la formation un regard « philo-psycho-socio ».

Ce qui permet, tel un fil rouge :

  1. d’induire un champ réflexif élargi et donc d’approfondir la perspective du contenu de la formation à partir d’un angle philosophique ;
  2. de fournir aux participants des éléments de culture générale susceptibles d’éclairer avec pertinence les thèmes traités ;
  3. d’aider chaque stagiaire à construire un point d’ancrage personnel articulé autour d’idées et de VALEURS, pour ensuite déployer avec pertinence, cohérence et succès les méthodes et les techniques apprises lors de la formation.

Bref, La notion de psycho-philagogie relie la pratique de la méthode philosophique, laquelle consiste à interpréter et transformer la réalité à l’aide d’idées intelligibles et communicables, et la méthode psychagogique, laquelle consiste à explorer l’identité de la personne pour en déduire des voies de transformation.

Voici donc résumé, en deux chroniques, les trois axes de l’animatique, les 3C : Cogiter – Comprendre – Conscientiser.

Enfin, je précise que les techniques mises en œuvre dans la formation doivent toujours être pensées comme visant un effet immédiat, outre leur aspect devant être souvent ludique.­

ICI des outils de l’animatique (gratuit)
LA, une explication de l’animatique dans l’usage d’un outil : les cartes cognitives (gratuit)

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Jan 272012
 

Soulairol Jean-Marc ISRI

Cet article « Réveiller le potentiel humain pour réussir le changement » aborde la notion polysémique d’individu afin de permettre à tous les responsables des Ressources Humaines de comprendre l’incontournable obligation qu’ils ont de considérer le potentiel humain de leur entreprise afin de réussir le changement.

Réveiller le potentiel humain pour réussir le changement

Pour réussir les changements au sein de votre entreprise vous devrez tenir compte de l’éveil du potentiel de vos collaborateurs. Pour y parvenir, vous devrez voir et comprendre vos collaborateurs en tant qu’ils sont des individus et des personnes ; c’est incontournable. Dans cet article, j’aborde ces concepts en tant qu’ils sont des points de réflexion de base. D’abord, repérons-nous :

Selon l’étymologie traditionnelle le terme de personne trouve son origine dans les « termes ‘prosôpon’ et ‘persona’ qui désignent, dans l’antiquité classique, le masque de théâtre. » (Nédoncelle Maurice, La réciprocité des consciences, Aubier, 1942).

Ignace Meyerson est plus critique : « Le terme « persona » est lui-même dérivé du verbe « personare », qui veut dire résonner, retentir, et désigne le masque de théâtre. […] Cette étymologie est généralement attribuée à Boèce (VIe s.). En réalité, elle est déjà attestée chez Aulu-Gelle, IIe siècle. Mais elle est fausse. Pour des raisons d’accentuation (la deuxième syllabe de persona est longue, celle de ‘personare’ est brève), il est impossible que ‘persona’ dérive de « personare ». » (Meyerson, Ignace, Problèmes de la personne, colloque du Centre de recherches de psychologie comparative, E.P.H.E., Mouton, 1973).

Quant à Encyclopaedia Universalis 1998, ‘persona’ signifie ‘personne’, du latin désignant le masque (de théâtre). Pour la petite histoire, les masques étaient en nombre limités : soixante-seize, dont vingt-huit pour la tragédie. Ils correspondaient à des caractères fixes à partir desquels les spectateurs pouvaient s’attendre à des comportements ou à des attitudes déterminés.

C’est par le glissement du masque gréco-romain au personnage représenté, puis du rôle à l’acteur, qui faisait ainsi passer de la dissimulation directe (se cacher physiquement), au paraître en devenant le ‘personnage’.

Mais, comment les comportements et les attitudes de vos collaborateurs doivent évoluer pour accepter, voire participer au changement ? Quels sentiments (positifs ou négatifs) en résulteront-ils, permettant d’affronter la pression ?

Le cogito cartésien, univers d’interrogations, a permis d’inventorier les richesses de l’ordre personnel et d’en disposer. Cela veut dire que ce qui est connu est transformé par le fait même qu’il est connu. En d’autres termes, pour Descartes, les choses ne sont qu’en tant que nous les pensons. Ainsi, a-t-il découvert le fondement de ses travaux, c’est-à-dire l’ego.

A cela, il découle que les collaborateurs, en tant que personnes, deviennent des individus dans la mesure où ils prendront conscience de leur personnalité. Ce qui nous amène à aborder le phénomène de changement sous l’angle de l’engagement et de la motivation, et, principalement, de la morale et de l’éthique.

Pour les béhavioristes les motivations : « sont des stimuli qui poussent à l’action et dont, le plus souvent, on observe les effets sans les saisir directement. » Cependant, « la motivation doit être comprise en tant que mise en question permanente de l’équilibre présent au nom d’un équilibre supérieur futur. » (Corraze, Jacques). Ceci a fondé les conceptions d’Abraham Maslow dont les travaux attribuent à l’homme une force de développement intrinsèque, une puissance d’auto actualisation.

Par ces aspects, nous garderons que la personnalité est en somme un ensemble des manières d’être d’un individu. Pour le dire autrement, il n’y aurait ni soi, ni conscience de soi, ni communication en dehors d’une structure (en l’occurrence, votre entreprise) qui s’établit à travers un processus dynamique d’actes sociaux communicatifs, à travers des échanges entre des personnes (vos collaborateurs) qui sont mutuellement orientées les unes vers les autres ; par un mot : en interrelation.

En définitive, ce qu’il vous faut noter, est la piste qui s’ouvre pour comprendre comment vos collaborateurs peuvent changer, évoluer pour assumer des interactions de participation, prendre des responsabilités ou des initiatives et comprendre aussi comment leurs traits de caractère leur permettront de s’engager, de se motiver, d’échanger, par exemple.

Cette piste, consistant à rechercher le sentiment d’appartenance qu’ont vos collaborateurs, révèlera leur identité cachée derrière un « masque ». Bref, comment la « personne-collaborateur » est-elle pensée par votre collaborateur en tant que « personnage-collaborateur » et comment ce « personnage-collaborateur » joue-t-il un rôle dans votre entreprise ? Cela a-t-il un sens ? Ce sens prend-il forme dans l’environnement de votre structure ? Représente-t-il un « lieu insolite ».

Erving Goffman nous aide : « les applications particulières de l’art de manipuler les impressions, […]grâce auquel l’individu exerce un contrôle stratégique sur les images de lui-même et de ses productions que les autres glanent à son entour. » (Goffman, Erving, Stigmate, Les usages sociaux des handicaps, Minuit, 1975, p.152).

Vos collaborateurs, en tant qu’individus, peuvent donc être compris en tant qu’êtres relationnels à partir de ce qu’ils veulent être ; mais également, en tant qu’êtres en représentations, c’est-à-dire des personnages à partir de ce qu’ils doivent être.

En conséquence, vous devez connaître comment s’y prennent vos collaborateurs dans leurs relations aux autres. Et, vous devrez vous poser cette question : leurs aspirations peuvent-elles concorder avec ce que j’attends de la configuration globale de mon organisation ?

Si nous nous référons à ce qui précède, la participation de vos collaborateurs se caractérisera par le désir de participer (voire par les freins et les résistances produits), les attentes, l’intensification du sentiment d’identification et d’appartenance à votre entreprise, etc. que chacun d’eux pourra satisfaire.

« L’appartenance à » étant le point d’orgue, puisqu’on peut supposer que la démission ou le licenciement constitue l’ultime sanction contre les réfractaires, les résistants. Bref, vos collaborateurs attendent des liens à partir desquels ils peuvent exercer un échange et une représentation. Ces liens pouvant être les valeurs, l’histoire ou l’éthique de votre entreprise parce-que l’individu est un être de besoin qui n’existe que parce qu’il vit en société avec d’autres individus. Inversement, la société n’existe que dans la mesure où les individus qui la composent existent.

C’est chez Norbert Elias et la notion de configuration, ainsi que chez Michel de Certeau et la notion « d’art de faire », qu’il réside des pistes…

Directeurs, chefs de services, managers et autres responsables des Ressources Humaines, etc. vous n’avez plus le choix : vous devez désormais tenir compte du potentiel humain de vos collaborateurs pour réussir le changement et les évolutions de votre entreprise, sinon, c’est l’éviction par la concurrence !

Publiée le 17.05.2013 sur lesEchos.fr

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Oct 252011
 

Pourquoi le nécessaire redéploiement du management passe par la philosophie

Chronique publiée le 25.10.2011 sur Le Journal du Net

Nées il y a 50 ans, les théories du management ne sont plus en phase avec les besoins d’organisations mondialisées, financiarisées et technologiques. Le recours à la philosophie pose les bases d’une refonte du management à condition de combiner regard philosophique et passage à l’opérationnel.


Liminaire

Liminaire

Les crises à répétition dont nul ne voit l’issue, accompagnées de leur cortège de désordres, conduisent les entreprises, bon gré mal gré, à s’interroger sérieusement sur la pertinence générale de leur « business model » (stratégie, organisation, procédures, processus). L’explosion de la bulle Internet en 2000, la débâcle d’Enron et d’Arthur Andersen – mais qui s’en souvient –  ou plus de près de nous, la crise financière de septembre 2008 qui a emporté Lehman Brothers et plus récemment encore le démantèlement de Dexia, les menaces de « défaut partiel » dans la zone euro, sont autant de signes révélateurs d’une rupture majeure.

A condition de savoir les interpréter et d’en tirer les enseignements adéquats. Implicitement ou non, les méthodes de management déployées en continu pendant des décennies sont aujourd’hui ouvertement remises en cause. Par les entreprises d’abord, mais également par quelques sociétés de conseil, voire, certaines écoles de commerce.

Le terme même de management est contaminé, contesté, parfois rejeté. Du personnel politique au citoyen en passant par les décideurs économiques, chacun sent bien, au fond, qu’un modèle a vécu et qu’il sera dorénavant impossible de fonctionner sur le mode ‘business as usual’, ne serait-ce qu’en raison de la contrainte écologique, de l’avènement d’un monde pluri-polaire et de la propagation des NTIC.

La 'philo' peut transformer l'organisation

La « philo » peut transformer l’organisation

Une discipline est capable de produire un effet d’entraînement dans la nécessaire transformation des organisations : la philosophie. Le CV de la ‘philo’ est impressionnant.

Paradoxalement, la philosophie tire son actualité de son… ancienneté. Elle affiche 27 siècles d’expérience, pour se limiter à la pensée occidentale, sur l’homme, le monde, la société, l’économie l’entreprise, la science, jusqu’aux  technologies. Son pouvoir ? Embrasser le phénomène humain dans sa totalité à l’aide des concepts à la fois massifs et nuancés.  Les concepts en question  concernent la société en général et chacun de nous en particulier, dans notre qualité d’individu, autrement dit, de sujet pensant, pour paraphraser Descartes. Non seulement la « philo » peut – mais elle doit – déboucher sur des scénarios d’action précis.Le cas du secteur banque finance, régulièrement sous le feu des critiques et à la recherche d’un nouveau souffle, est intéressant à observer. Malgré une incontestable prise de conscience, les banques n’en finissent plus, par exemple, de s’empêtrer dans leurs projets de RSE, de développement durable ou de business « éthique ». Et à cela, rien d’étonnant puisque les hauts dirigeants de la place, faute d’avoir appris à distinguer et articuler les notions de morale, d’éthique et de déontologie, ne savent pas concevoir les politiques adéquates et encore moins les impulser. Pourtant, ils sont les garants naturels des projets transversaux/entrepreneuriaux/sociétaux qui affectent l’organisation dans toutes ses dimensions, du mode de production des offres, jusqu’à l’image véhiculée auprès de la société civile et des médias.

Prévenir les conflits, dépasser les obstacles, c'est possible

Prévenir les conflits, dépasser les obstacles, c’est possible

Autre exemple : les conflits de personnes, endémiques dans les équipes. Il existe différentes techniques, dont l’assertivité, comme mode de résolution. Sur le terrain, ces techniques ont démontré leur utilité. Mais, pourquoi ne pas faire un pas au-delà en analysant, en amont, ce qu’est un conflit et surtout comment chacun le perçoit d’abord et le vit ensuite. Cette intervention sur les représentations mentales est, typiquement, un travail de philosophe. De plus, ce travail de clarification en commun créé les conditions d’un dialogue, même critique. A tout le moins, une ligne de communication minimale peut être établie. Depuis cette position, le déploiement des techniques usuelles produit un effet démultiplié. Ces « combinatoires »  à la Leibniz constituent autant de voies de passage pour les managers.

Cette vision, tout sauf naïve, suscite toutefois une objection qu’il faut lever. Ainsi, les décideurs peuvent bien sûr continuer de manager à cout terme en laissant de côté tout réel travail de réflexion, attitude encore courante, mais à long terme, cette position est intenable. Les distorsions entre les valeurs revendiquées et des pratiques mal définies et pilotées dans le flou, engendrent des dysfonctionnements finalement très coûteux au figuré comme au propre. Aujourd’hui, l’effet d’entraînement entre le discours diffusé par les responsables et l’action « au niveau du terrain » ne cesse de s’affaiblir. C’est pourquoi, progressivement, les entreprises, plus par contrainte que par conviction, acceptent d’explorer des voies plus fécondes. La philosophie en est une.

Un 'diagnostic philosophique' pour agir avec lucidité

Un « diagnostic philosophique » pour agir avec lucidité

La méthode à déployer se résume simplement : après une phase, rapide mais intense de « diagnostic philosophique », le passage à l’opérationnel auprès des personnes ou des équipes est systématiquement construit au cas par cas, en puisant, sans interdit, dans l’intégralité des sciences et des représentations humaines, de la sociologie au cognitivisme, en passant, le cas échéant, par l’art.

Dans la mesure où elle intègre au lieu d’exclure, cette approche évite deux écueils évidents :

  • d’une part, se cantonner à une réflexion de portée philosophique, mais déconnectée des processus réels de transformation,
  • d’autre part, se limiter à une répétition compulsive de méthodes aujourd’hui à bout de souffle.

Pour reprendre une image connue, il est indispensable d’adopter la stratégie de l’hélicoptère, c’est-à-dire opérer un mouvement de va-et-vient permanent d’une position en surplomb, nourrie des travaux des plus grands penseurs de l’humanité, vers les réalités humaines les plus concrètes.

Où l'on reparle des vertus de la culture générale

Où l’on reparle des vertus de la culture générale

Contrairement aux cabinets classiques qui continuent de miser sur l’inévitable tandem junior/senior, des missions de conseil partant d’une réflexion philosophique exigent des profils justifiant d’une forte expérience humaine, armés d’une forte culture générale – une vertu qui opère un retour en force- ce qui leur confère l’intelligence de la situation et surtout en auto-transformation constante. Rien n’est plus contreproductif que le consultant, enfermé dans un savoir clos, statique. En fait, beaucoup d’entreprises recherchent un modèle alternatif.

Auprès du grand public, la philosophie est devenue un phénomène de société, comme en témoignent quelques beaux succès de librairie. Elle est un également un atout pour penser et vivre l’entreprise autrement. Mais précisément, si on veut éviter qu’elle ne devienne à son tour la énième tarte à la crème en vogue dans le monde du management, il est impératif de fédérer les idées et les énergies autour d’offres structurées, normées et en dynamique constante.

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