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Cet article a été mis à jour le 2 août 2017
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Changement personnel ISRI- Photo Gestion des objectifsLa Gestion des Objectifs :
Dynamique du Changement

La Gestion des Objectifs :
Dynamique du Changement

Le présent article donne une matrice de définition d’objectifs à finalité pratique. Il s’agit d’un extrait du livre de notre collaborateur Gilles Prod’homme, .Pour gérer les objectifs du changement organisationnel, dans une première étape, vous allez devoir déterminer ceux ayant, peu ou prou, une dimension pratique, technique, quantifiable de la sphère problème/solution. Une fuite de robinet nécessite l’intervention d’un plombier et non d’un poète. Mais rien n’empêche une discussion sur l’inexorable passage du temps entre l’artisan et son client, au cours de la réparation.

 

L'objectif est-il réaliste ?

1. L’objectif est-il réaliste ?

L’influence de l’entourage (parents, proches…), le conditionnement socioculturel, les représentations collectives et toute une série de phantasmes personnels poussent les individus à s’imposer des buts sans rapport avec leurs capacités et leurs aspirations véritables.

En la matière, les excès de prudence et de circonspection sont, à tout prendre, nettement préférables à l’outrecuidance. Au moins lors des phases de démarrage, car l’expérience venant, rien n’interdit davantage d’audace. Mais, il n’empêche : peu de personnes peuvent suivre une thérapie afin d’arrêter de fumer, perdre du poids, se remettre au sport, traiter leur phobie de l’eau, le tout simultanément. Beaucoup surestiment leur capacité à soutenir la cadence du changement et sous-estiment gravement les phénomènes de résistance psychologique.

Pas de boulimie de transformation, donc ! Les cas de « reconfiguration » de la personnalité existent, mais restent l’exception. Programmer les changements mesurés, progressifs, reste la meilleure façon d’éviter de venir grossir les rangs des déçus du développement personnel.

L'objectif est-il cohérent ?

2. L’objectif est-il cohérent ?

A leur insu, beaucoup de personnes se fixent des buts différents à tous points de vue, voire franchement contradictoires. Une telle stratégie a peu de chance d’aboutir. Exemples : désirer se retirer en zone rurale et, simultanément, développer une vie sociale intense ; prendre une année sabbatique pour exercer une activité artistique et évoluer au sein de son entreprise.

Ne souriez pas, mais livrez-vous plutôt à l’introspection pour vérifier la cohérence de vos buts. Le dialogue thérapeutique peut aider à les hiérarchiser selon une échelle de priorité structurée et pensée.

L'objectif est-il motivant ?

3. L’objectif est-il motivant ?

Cela semble évident, mais un objectif doit susciter chez celui qui le conçoit désir, voire avidité. Sur ce point,le cas des mystiques frénétiques souhaitant, selon l’expression consacrée, « s’unir à Dieu », fût-ce au prix de leur intégrité physique ou mentale, est édifiant.

Sans pousser jusqu’à de tels paroxysmes psychiques, l’objectif doit être suffisamment attirant pour justifier une action plein d’ardeur et de détermination. Sans oublier de salutaires phases de repos et de décompression.

C’est bien connu : qui veut voyager loin ménage sa monture.

L'objectif est-il mesurable ?

4. L’objectif est-il mesurable ?

Ce point est crucial. En effet, comment sait-on qu’un objectif a été atteint ? Par le résultat observable et… observé.

Dans certains cas, la chose est aisément réalisable : celui qui fumait vingt cigarettes par jour n’en consomme plus que deux ; celle qui a recours au TCC pour préparer un important examen a réussi ou bien échoué. Aucune place laissée à l’interprétation.

En revanche, que dire de celui dont l’objectif est d’améliorer globalement ses qualités relationnelles, superbe thème de développement personnel au demeurant ?

Réponse pratique : découper l’objectif général en buts secondaires formalisés avec soin et toujours formulés avec précision (le maître-mot) : mieux s’exprimer en groupe, enrichir son carnet d’adresses et de rendez-vous, etc. Puis confronter les actions engagées aux résultats effectifs sur le mode avant/après.

L'objectif est-il réellement souhaitable ?

5. L’objectif est-il réellement souhaitable ?

La question peut sembler superfétatoire. Néanmoins, nul ne saurait en faire l’économie. D’où l’emploi du terme « réellement » dans le libellé de la question.

Envisager par anticipation toutes les conséquences de l’accomplissement visé est une tâche impossible. Raison supplémentaire pour se concentrer sur le hautement prévisible, connaissable, maîtrisable.

Exemple : je peux rêver d’accéder à une certaine notoriété qui, à terme, risque de me peser ; enthousiasmé par des vacances réussies, je me fixe comme but de devenir un insulaire, mais, à la longue, est-il si agréable de vivre en permanence sur une île ?

A retenir ISRIQue vous décidiez d’agir seul ou avec l’aide d’un « accompagnant », retenez que la réalisation d’un objectif (à finalité pratique) suppose de le définir avec la plus grande précision possible : évolution professionnelle, comportement à modifier, compulsion à juguler, préparation à une épreuve sportive, intellectuelle, peu importe le thème.

On ne saurait trop insister sur cet impératif de précision. Cette matrice fournit un cadre formel pour réfléchir, décider, agir et envisager ce que l’on désire atteindre, sous tous les angles.

L'auteur

D’après Gilles Prod’Homme,
consultant formateur associé ISRI ; à partir de son livre « Le guide du mieux-être »

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  3 réponses sur “le changement : la gestion des objectifs”

  1. Marie LABORDA (commentaire ISRI)Cohérent
    mais dans une dynamique personnelle de changement …est il pertinent de s’enfermer dans un objectif qui pourrait être trop précis alors que celui-ci va évoluer avec le changement lui-même ?
    Au fur et a mesure que la personne approche de l’objectif celui ci change, et l’environnement change comme son regard et sa perception …
    Comme vous l’indiquez, il y a une part inconsciente dans nos actes et désirs … et il est donc complexe de se fixer des objectifs aussi précis.
    Et que dire de ce qui était souhaitable hier et ne l’est plus aujourd’hui ?
    Cordialement

    • Ramaugé Sylvie (ISRI)Excellente réflexion ! Tout à fait d’accord ! Votre commentaire touche à l’impermanence des choses. Nous avions abordé ce thème dès le premier paragraphe du premier article du dossier sur le changement. Le voici, pour mémoire :
      « Rien n’est figé, tout est changeant ! Rappelez-vous la phrase célèbre : « …nous ne nous baignons jamais deux fois dans le même fleuve… ». Héraclite voulait signifier, par là, que tout était en perpétuel changement, en constant mouvement, même notre vie intérieure. Bouddha n’a-t-il pas dit : « Il n’existe rien de plus constant que le changement » ? Une chose est sûre, le CHANGEMENT est l’un des mots dominant de notre temps ; il s’immisce partout ! »
      Considérant cela, il n’est absolument pas pertinent de s’enfermer dans un objectif qui pourrait fluctuer avec le temps, le contexte, l’environnement, etc.
      Vous soulignez, à juste titre, que le problème est complexe. C’est justement face à cette complexité que cet article est paru. Il a pour but de donner des bases de compréhension des situations possible et un socle de réflexions sur lesquels s’appuyer pour faciliter le (difficile) travail d’accompagnement au changement ; surtout lorsqu’on considère avec force l’être humain dans son changement personnel comme la cheville du changement organisationnel. Ce qu’il faut retenir c’est que conduire le changement oblige à s’adapter car :

      TOUT CHANGEMENT EST PARTICULIER


      Nous appuyant sur cela, en conséquence, tout article sur le changement (et celui-ci n’y réchappe pas) n’apporte pas LA panacée en la matière ! Vous avez donc raison d’être critique. Surtout restez-le, car elle est constructive et pertinente. Pour justifier cet article, je dirais que, chez ISRI, nous préférons « allumer une bougie que maudire l’obscurité ».
      Merci de nous avoir permis d’apporter ces précisions qui vont être reprises et développées dans la troisième partie de ce dossier, en cours d’élaboration.
      Sylvie

  2. Pascal TollaLa gestion des objectifs doit être réaliste et réalisable, exercice réussi pour cet article qui pose bien les enjeux. Après est-il souhaité ou souhaitable, c’est bien généralement une autre affaire avec parfois d’autres acteurs, parfois les mêmes que ceux qui fixent ces objectifs. L’attention aux dynamiques et chausse-trappes doit donc être une nécessaire attention. Souvent, les débats se résument sur les moyens et la façon de mener ces changements. Devons-nous tendre vers un changement qui soustrait un à un, pied à pied, les problèmes ou bien vers un changement qui additionne les succès et se bâtit sur les points forts ?
    Dans quelle spirale dynamique êtes-vous ?
    A vous lire
    Pascal

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